Cœur historique d’Annonay

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  • 1 Chapelle de l'Hôpital

    Construite en 1704, grâce aux bénéfices d'une manufacture de bas de laine, elle reste un lieu de culte. Sa décoration est typique du 19ème siècle.

    Détails

    L'Hôpital Le comité catholique d’Annonay décide en 1686 de créer un établissement hospitalier contrôlé par les responsables municipaux. L’année suivante en 1687 on fait venir les sœurs de St Joseph et on transfère dans les nouveaux locaux les pauvres de l’hôpital Notre Dame la Belle. Pourquoi cette décision ? Depuis longtemps les habitants d’Annonay désirent un grand hôpital, à l’exemple des villes plus importantes : ils font venir un des directeurs de l’hôpital de Valence pour obtenir des renseignements en vue d’une éventuelle fondation. D’autre part, n’oublions pas que l’hospitalisation est à l’époque réservée essentiellement aux pauvres et aux vagabonds : ceux-ci dont le nombre s’accroît en cette fin de 17ème siècle menacent de troubler l’ordre public. On se souvient même qu’Annonay a connu une « émeute des pauvres » en 1534. Et on préfère pour cette raison les installer « hors les murs ». Une lettre patente du Roi Louis 15 de novembre 1757 érige l’établissement officiellement en Hôpital Royal sous le titre : « Hospice de l’Enfant Jésus ». Il regroupe les fonds des anciens hôpitaux de l’Aumônerie et de Notre Dame la Belle. Il est alors le seul hôpital de la ville. Il y a dans l’hôpital une machine à fabriquer les bas pour employer les dames et les enfants, les bénéfices servent d’abord à bâtir la chapelle de l’hôpital en 1704. L’établissement ne cesse de s’étendre avec un cimetière au nord du Champ et des terrains supplémentaires sont acquis en 1757 pour aménager un jardin botanique pour la pharmacie de l’hôpital. De nouveaux bâtiments voient le jour en 1874-1875. Pour offrir des espaces de promenades aux convalescents la propriété qui s’étend jusqu’au chemin de Paras est achetée. En 1978, la transformation complète aboutit au nouveau centre hospitalier au bout de 100 ans d’aménagements et de transformations. La Chapelle La Chapelle de l’Hôpital est construite en 1704, dans le prolongement des bâtiments de l’ancien hôpital général. Elle est livrée au culte le 20 décembre 1705 par Mr Léorat Picansel, en sa qualité de Vicaire Général de Monseigneur de Chabot, Evêque de Mende, d’où dépend alors Annonay. La chapelle a toujours ses murs d’origine aujourd’hui. Elle se tient en dehors des remparts de la ville qui s’étendent, approximativement, du sommet des escaliers de la côte de Faya à la rue des Fossés du Champ, en longeant le Champ de Mars, et dont il ne reste comme témoin actuel sur ce trajet, qu’un immeuble bas et allongé flanqué d’une tour. Au départ, ce sont les sœurs de St Joseph qui s’en occupent, elles sont chassées pendant la Révolution et pendant 10 ans, des laïques s’occupent de l’hôpital. Aux environs de 1800, on fait venir l’ordre des trinitaires (nb: Jean de Matras fonde au 12ème siècle un ordre hospitalier, les trinitaires, pour racheter les prisonniers faits par les turcs pendant les croisades, blessés ou malades.) Un ordre de femme c’est donc créé à Valence, elles sont venues à l’hôpital et ont rénové la chapelle. Cette chapelle servait avant tout pour les malades de l’hôpital, remplaçant 2 autres chapelles situées aux alentours. Au début du 20ème siècle on entreprend de moderniser la chapelle et le mobilier est partiellement remplacé. L’intérieur de la chapelle actuelle est en excellent état de conservation. Il est typique de la décoration du 19ème siècle avec sa rosace au dessus du chœur, ses pilastres cannelés et dorés, ses statues (notamment celle de St Michel), ses fonds baptismaux et son chemin de croix. En 1980 la ville veut détruire la chapelle pour faire un parking. Donc plusieurs personnes font classer l’intérieur de la chapelle aux Monuments Historiques. Objets classés : confessionnaux, baptistère en marbre, les tableaux du chemin de croix, la rosace, les lustres, les boiseries et l’autel. La commune d’Annonay en est propriétaire depuis 1985. Aujourd’hui l’hôpital fournit toujours le chauffage de la chapelle. Quelques enterrements y sont toujours célébrés.
    Rue Saint-Prix Barou
    07100 Annonay
    Forfait groupe adultes : 5 €
    Adulte : 5 €
    Adolescent : 3 € (De 12 à 18 ans). Gratuit pour les moins de 12 ans.
    Toute l'année, tous les jours.
    Fermetures exceptionnelles les 1er janvier, Lundi de Pâques, 1er mai, 1er novembre, 11 novembre et 25 décembre.
    Ouverture sur demande auprès de l'office de tourisme.
  • 2 Chapelle de Sainte Claire

    La chapelle Sainte-Claire est de style gothique. Elle ne comporte qu'une seule nef. Au-dessus d'un ancien portail se trouve un oculus d'une très grande beauté. Elle est à l'origine la chapelle d'un couvent réservé aux jeunes filles aisées de la ville.

    Détails

    Dès le 13ème siècle, des clarisses s'implantent à Annonay. Leur couvent est reconstruit au milieu du xive siècle, grâce au cardinal Pierre Bertrand sur un autre site. La chapelle conventuelle est détruite une première fois pendant les guerres de Religions en 1574. Ses voûtes sont alors remplacées par un plafond à caisson peint en hommage au cardinal Bertrand. Fermés à la vie religieuse et vendus comme bien national durant la Révolution, ces lieux deviennent : temple protestant, entrepôt de papier, carrosserie, gendarmerie, école, skating. Les bâtiments conventuels sont démolis en 1912 à l'exception de la chapelle transformée en salle de cinéma après la Première Guerre mondiale. Tout comme cette salle, le plafond peint du xvie siècle est détruit par un incendie en 1938. Reconstruite comme salle de cinéma en 1946 - 1947 et 1959 (après un autre incendie), l'ex-chapelle accueille en 1982 les messes dominicales de l'église Saint-François durant ses travaux de réfection. Menacée de destruction, l'édifice est classé au titre des monuments historiques en 1984. Profondément restaurée par la suite, elle est transformée en commerce dans le milieu des années 1990.
    Rue Sadi Carnot
    07100 Annonay
    Accès libre.
    Toute l'année, tous les jours.
    Extérieur uniquement.
  • 3 Chapelle de Trachin (14ème siècle)

    La Chapelle de Trachin est la plus ancienne chapelle de la ville, elle date du 14ème siècle. Elle concentre des objets religieux issus des différentes chapelles de la ville. Elle peut être visitée sur demande pour des groupes.

    Détails

    Remontez le temps jusqu’en 1320, date que vous pouvez voir inscrite sur le fronton au-dessus du portail extérieur, portail condamné pour des raisons de sécurité, qui date du début du XVIIIème siècle. Au-dessus du porche, une vierge en pierre sculptée du XVIIème, inscrite à l’inventaire des MH, ainsi qu’une tête, elle-aussi sculptée, celle de son fondateur, GuiguesTrachi ou Guy Trachin, en bonnet et chevelure à boudin de l’époque. De l’ensemble prieural du début du XIVème siècle, il ne reste plus que la chapelle. Le clocher est de style gothique, de forme octogonale sur base carrée il est entièrement construit en sombre granit du pays. On raconte que la survie de ce bâtiment à travers les siècles résulte d’une part de chance. Alors que toutes les chapelles et églises furent saccagées et détruites durant les guerres de religion. Trachin resta debout.Les protestants avaient décidé de l’utiliser pour leur culte. Concrètement, la chapelle fut utilisée par les protestants pour leur culte de 1561 jusqu’à la proclamation de l’Edit de Nantes, en avril 1598. La situation du prieuré se dégrada à la fin du XVIIème siècle. Au relâchement de la discipline s’ajoutait l’affaiblissement des revenus qui ne permettaient plus l’entretien des bâtiments et la subsistance d’une communauté. Pour enrayer cette situation, un Arrêt du Conseil d’Etat du Roi (oct. 1741) ordonnait le regroupement des prieurés. Trachin, ainsi que Peyraud et Verlieux furent rattachés à Notre-Dame d’Annonay. Ainsi s’éteignait le prieuré de Trachin, après quatre siècles d’existence… En 1732, à la suite d’une mission, est érigée la Confrérie de Trachin, comprenant une congrégation d’hommes, sous le vocable de « la Nativité de la Vierge Marie », et une congrégation de femmes sous celui de « la Conception de la Vierge Marie ». En 1875, les deux congrégations sont réunies en une seule. C’est la guerre de 1939-1945 qui donne le coup de grâce à la Confrérie de Trachin. La dernière réception date de 1947. Si aujourd’hui la chapelle ronronne, elle a rendu de bons et loyaux services à la ville durant de nombreuses années… Pendant trois-cents ans, son clocher servit de clocher paroissial. En effet, depuis l’effondrement du clocher de l’église Notre-Dame en 1552, jusqu’à la construction de celui de Saint-François en 1866, le clocher de Trachin fut le seul d’Annonay. En plusieurs circonstances, Trachin servit d’église paroissiale. D’abord après l’Edit de Nantes. La collégiale Notre-Dame, saccagée à plusieurs reprises, deviendra pendant trente ans, de 1568 à 1598, une véritable carrière où chacun vient se servir. Il faudra dix ans pour la restaurer. Trachin, alors seule église debout de la ville, abrita tous les services religieux de la paroisse. Cela lui valut d’ailleurs d’accueillir Saint François de Sales venu séjourner à Annonay. Après la Révolution, tandis que Notre-Dame pansait ses plaies, Trachin assura la relève. Enfin, pendant douze ans, de 1860 à 1872, la paroisse Saint Joseph de Cance, nouvellement érigée, eut recours à Trachin en attendant de pouvoir construire et utiliser son église. En 1972, les Amis de Trachin sauvèrent la chapelle et menèrent à bien sa restauration. La chapelle est, à ce jour désacralisée. Elle est désormais un musée d’Art Sacré, exposant des objets de diverses paroisses alentour.
    Rue Boissy d'Anglas
    07100 Annonay
    Forfait groupe adultes : 5 €.
    Toute l'année, tous les jours.
    Fermetures exceptionnelles les 1er janvier, Lundi de Pâques, 1er mai, 1er novembre, 11 novembre et 25 décembre.
    Sur rendez-vous uniquement, se renseigner auprès de l'office de tourisme.
  • 4 Chapelle Sainte Marie

    Dernier vestige du Couvent Sainte Marie, construit au XVIIe siècle.

    Détails

    Les religieuses de Notre-Dame de Bordeaux construisent au début des années 1630 le couvent Sainte Marie qui devient « maison d’éducation » dès 1636, et ce sur les ruines du château de Malatour, rasé en 1476. Cet établissement avait pour vocation de recueillir les jeunes filles pauvres de la ville et d’assurer leur éducation. A la Révolution, les religieuses de Notre-Dame durent partir, le couvent servit de prison et fut saccagé, les prisonniers avaient brûlé les planchers pour se chauffer. Puis des religieuses, cette fois des Ursulines, revinrent en 1805 et continuèrent d’enseigner 100 ans, jusqu’à la Séparation de l’Eglise et de l’Etat. La municipalité l’utilisa comme alors comme dépôt, puis en habitation. A savoir que les murs ont aussi accueilli bon nombre de réfugiés durant la Première Guerre Mondiale, dont 350 dames dites de « petite vertu », d’origine allemande et autrichienne qui officiaient dans la capitale… imaginez-vous l’effet de leur arrivée un samedi matin, jour de marché !!! Aujourd’hui, ce sont des appartements HLM, qui ont certainement la plus belle vue sur la ville! Notons que deux éléments de cette chapelle, le portail d’entrée et le plafond, furent inscrits les 30 mars 1954 et le 8 septembre 1955 à l’Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques avant que l’ensemble de l’édifice ne soit classé Monument Historique le 3 mars 1981. Le portail qui donne accès à la chapelle est remarquable par son caractère classique et conventionnel. La lourde porte à deux vantaux surmontés d’un tympan de bois inscrit son plein-cintre entre les deux jambages de pierre blanche que surmonte un fronton triangulaire. Au centre de ce fronton, une niche abritait sans doute une statue de la Vierge, Patronne de la Congrégation. La chapelle fut restaurée dans les années 1970-1980.
    Rue Sainte Marie
    07100 Annonay
    Tarifs non communiqués.
    Toute l'année, tous les jours.
    Visible uniquement de l'extérieur.
  • 5 Domaine de Varagnes

    Magnifique propriété ayant appartenu à Marc Seguin, comprenant un grand parc, une grande serre avec fresques murales, une chapelle, des laboratoires, une bibliothèque, un observatoire, .... le tout inscrit au titre des Monuments Historiques depuis 1992.

    Détails

    Marc Seguin, célèbre inventeur, achète la propriété en 1859 à l'âge de 74 ans. Des restes d'une maison forte, il va faire une incroyable demeure, unique en son genre, puisqu' aucune autre maison n'a été transformée à ce point pour permettre à un grand ingénieur du 19ème siècle d'y poursuivre des activités scientifiques ou culturelles lors de sa retraite, et ce faisant d'en faire un lieu de réflexion et de création.
    Varagnes
    07100 Annonay
    Tarifs non communiqués.
    Toute l'année, tous les jours.
    Visites uniquement sur demande pour les groupes.
  • 6 Eglise Notre-Dame

    L'église date de 1912 (1904-1912). Elle se situait auparavant place de la Liberté, et ce depuis 584. Elle fut détruite pour laisser plus d'espace au marché, de plus en plus important, et pour faciliter la circulation.

    Détails

    Confrontée au développement de la cité, la municipalité décida en 1898 de transférer l’église de la place vieille à la place des Forges, sur les hauteurs de la ville. Un autre motif est avancé, celui de la création d’un tramway entre Annonay et Lalouvesc. Lalouvesc est devenue un lieu de plus en plus prisé tant par les pèlerins que les villégiateurs. Les routes étant difficilement praticables, on veut faire appel aux rails représentant alors le moyen de transport le plus rapide et confortable. La place de la Liberté, dans l’axe de la rue de Tournon, est donc le site idéal pour la gare. La construction de la nouvelle église nécessita d’abord de nombreuses démolitions dans les rues du Ranchet, de la Réforme et des Boucheries. Près de 17 immeubles vétustes sont démolis à partir de 1904. La première pierre fut posée le 29 novembre 1904, selon les plans de Mrs Rey et Allingry. Durant 2 ans, la ville a vécu au rythme du chantier. Le 11 décembre 1906, la loi de séparation entre l’église et l’Etat rentre en vigueur et le chantier s’arrête près de 5 ans. Les travaux ayant repris en 1911, l’inauguration aura lieu le 28 juillet 1912. On peut y admirer de très belles peintures murales et un magnifique orgue Cavaillé-Coll. S'y trouve des tableaux et statues qui ornaient l'ancienne église paroissiale, alors située place de la Liberté, ainsi que deux superbes coquilles servant de bénitiers, ramenées des Indes.
    Place des Forges
    07100 Annonay
    Adulte : 5 €
    Adolescent : 3 € (De 12 à 18 ans). Gratuit pour les moins de 12 ans.
    Toute l'année, tous les jours.
    Fermetures exceptionnelles les 1er janvier, Lundi de Pâques, 1er mai, 1er novembre, 11 novembre et 25 décembre.
    Ouvert uniquement sur demande, se renseigner auprès de l'office de tourisme.
  • 7 La place Grenette, sa fontaine et sa halle aux grains

    Cette place est créée en 1480 pour laisser plus d'espace au marché place de la Liberté. Ici aura lieu désormais le marché aux grains, d'où la halle à grains. La fontaine, elle, date de 1726.

    Détails

    La place du marché est vite devenue trop exiguë et le marché aux grains s’est déplacé ici en 1480, d’où le nom de "grenette". Lorsque vous voyez une rue ou une place grenette, c’est toujours lié au commerce des grains. On voit la Halle restaurée. Sur cette place on peut admirer une belle porte du XVIème d’un ancien potier Lambert (linteaux et pilastres en pierre), ainsi que la 1ère fontaine publique (1726). L’eau des sources de la colline du Montmiandon étaient captées dans des tuyaux en terre cuite et alimentaient par gravité 3 fontaines dans la ville, gravité facile avec le dénivelé important dans la ville 290 et 530 mètres.
    Place Grenette
    07100 Annonay
    Accès libre. En accès libre pour les visites en autonomie sinon visite sur demande pour les groupes payante (5€ par personne).
    Toute l'année, tous les jours.
    La Place Grenette se visite de manière autonome avec un plan de visite disponible à l'office de tourisme et se visite dans le cadre d'une visite du Centre Historique sur demande à l'année pour les groupes.
  • 8 La place Mayol

    Sur la place Mayol, on retrouve une ancienne maison bourgeoise du 16ème siècle flanquée d'une tour (monogramme sur le balcon), et une très belle porte cloutée à parecloses. La tour lui confère un petit cachet médiéval.

    Détails

    Au fond de la place, la maison Frachon, notaire, vieille porte du XVIème siècle et balcon en fer forgé avec initiales de Jean François Xavier Frachon (JFXF). Consul à qui l’on doit les fontaines de la ville.
    Place Mayol
    07100 Annonay
    Accès libre. La Place Mayol peut se visiter librement, à l'aide d'un plan de visite disponible à l'office de tourisme ou bien à l'année, sur demande, pour les groupes, dans le cadre d'une visite du Centre Historique (5€ par personne).
    La Place Mayol peut se visiter librement toute l'année, tous les jours, ou lors d'une visite du Centre Historique sur demande à l'année pour les groupes.
  • 9 La porte du Château

    Du château de 1105, on peut encore aujourd'hui apercevoir la porte crénelée qui permettait d'accéder à l'enclos du château ainsi que la porte de Bourgville, un peu plus loin.

    Détails

    Château construit entre 2 rivières, la Deûme et la Cance, sur un éperon rocheux , position stratégique idéale. Construit en 1105 par le Seigneur d’Annonay Guigues 3 Comte d’Albon. Depuis le Moyen Age, il domine la ville. Il a appartenu à plusieurs familles comme les Roussillon, Lévis, Bourbon, Ventadour, les Rohan Soubises, Seigneurs d’Annonay. Ces familles ne vivaient pas au château, mais y venaient de temps à autre. Autour de lui, il y avait tout un ensemble de maisons accueillant les notables des alentours en période d’insécurité et à proximité, la porte de Bourgville, fermée la nuit. Après la Révolution, le château appartient à des familles bourgeoises de la ville, Monneron, Seguin, Mignot. Mais il tombait en ruines, et un incendie finit de le démolir une nuit d’août 1894. En 1909, une institution religieuse en fit un collège, "l’Institut". Les derniers pans de murs restant du château seront détruits en 1967.
    Montée du Château
    07100 Annonay
    En accès libre à l'année, et possibilité de visite guidée à l'année sur demande pour les groupes (5€ par personne) dans le cadre d'une visite du Centre Historique.
    Site visitable à l'année librement et sur demande en visite guidée à l'année pour les groupes.
  • 10 La tour Colonjon

    La tour Colonjon, tout comme la tour des Martyrs, est l'un des derniers vestiges des anciens remparts de la ville.

    Détails

    Du côté occidental de la ville, les ouvrages défensifs devaient être plus nombreux, car le terrain moins accidenté se prêtait davantage aux attaques (d’où la raison également de la présence des fossés = Fossés du Champ). C’est ainsi que subsiste de nos jours, en bordure de la place du Champ de Mars, la tour qui a appartenu pendant 3 siècles et demi à la famille Colonjon. Elle a été remaniée, certes, sans parler d’un maquillage « récent ». En 1716, alors qu’il n’en subsistait que la partie basse, la famille en reçut la jouissance « à la charge de la laisser libre à la communauté lorsqu’elle en aura besoin, et de l’entretenir ». Pas de chance pour elle, le 13 février 1735, alors que la tour était fort élévée, elle s’écroula….
    Rue Melchior de Voguë
    07100 Annonay
    En accès libre lors d'une visite libre et sur demande pour une visite guidée à l'année pour les groupes.
    Propriété privée, l'extérieur de la tour uniquement est visible toute l'année, tous les jours, lors d'une visite libre à l'aide d'un plan de visite disponible à l'office de tourisme, ou lors d'une visite guidée.
  • 11 La Tour de l'Hôpital

    La tour de l'Hôpital encadrait l'hospice primitif, datant de 1686. La chapelle et la tour, datent, elles, de 1704.

    Détails

    L’ancien hôpital de Notre-Dame-la-Belle fut transféré solennellement en 1687 au Champ dans une maison achetée aux Harenc de la Condamine. On y a ajouté des tours pour le service de l’hôpital. La chapelle fut construite en 1704 avec les bénéfices qu’avait procurés une fabrique de bas de laine à la broche établie sous la direction de Léonard Corbon, dit La Forêt, marchand bonnetier.
    Rue Saint-Prix Barou
    07100 Annonay
    En accès libre pour une visite en autonomie, à l'aide d'un plan de visite disponible à l'office de tourisme, où lors d'une visite guidée à l'année sur demande pour les groupes.
    Toute l'année, tous les jours.
    Visible uniquement l'extérieur de la tour.
  • 12 La Tour des Martyrs

    La Tour des Martyrs, datant du 11ème/12ème siècle, est l'un des derniers vestiges de ce que furent les remparts de la ville. Elle est seulement visible de l'extérieur.
    Rue de la Valette
    07100 Annonay
    La tour est visible de l'extérieur tout au long de l'année. Pour des raisons de sécurité, l'intérieur ne se visite pas.
  • 13 Plaque commémorative du 1er envol

    Plaque qui rappelle qu'en ce lieu, place des Cordeliers, a eu lieu le premier vol d'un ballon à air chaud, ancêtre de la montgolfière, et ce le 4 juin 1783 par les frères Étienne et Joseph de Montgolfier.

    Détails

    La ville d'Annonay est reconnue "Site Historique Aérospatiale". La Communauté Scientifique Internationale s'empresse d'exploiter les enseignements du vol en montgolfière. Cette découverte inspirera les principales réalisations du monde aéronautique et astronautique.
    Square des Cordeliers
    07100 Annonay
    Accès libre.
    Toute l'année, tous les jours.
  • 14 Pont Valgelas

    Le pont date du Moyen-Age, et plus précisément du 13ème siècle. Il était l'une des portes d'entrée de la ville.

    Détails

    Le Pont Valgelas surplombe la rivière Deûme. Plusieurs origines à son appellation: "Vallea Gelata" ou le nom d'un Croisé, fondateur de la Commanderie de Saint Georges à Annonay. Le pont Valgelas, ou Pont des Frères Mineurs, date du XIIIème siècle, avec quelques modifications ultérieures. Il faut imaginer la ville à l’abri de ses remparts longeant la rive droite de la Deûme. Cet ouvrage a été construit par les moines Cordeliers, qui souhaitaient pouvoir se réfugier rapidement dans la ville lors d’attaques de brigands, fréquentes au Moyen-Age, période d’insécurité…
    Avenue de l'Europe
    07100 Annonay
    Accès libre.
    Toute l'année, tous les jours.
  • 15 Statue de Boissy d'Anglas

    La statue en bronze de Boissy d'Anglas, illustre avocat protestant mandaté par les Ardéchois pour siéger à la Constitution, a été inaugurée en 1862.

    Détails

    Joli bas-relief reprenant un tableau de l'artiste Vinchon, d'après une toile présente à la Mairie, salle des Mariages, représentant la séance du 1er Prairial de l'An III, ou 20 mai 1795, où des manifestants envahissent le lieu où Boissy d'Anglas fait une allocution. On retrouve de nombreuses oeuvres du peintre Vinchon à Versailles. Autrefois au centre de la place, la statue surveille aujourd'hui les boulistes...
    Place du Champ de Mars
    07100 Annonay
    En accès libre dans le cadre d'une visite libre sinon 5€ par personne pour les groupes à l'année sur demande.
    Toute l'année, tous les jours.
    La statue peut se voir dans le cadre d'une visite libre (plan à l'office de tourisme) ou dans le cadre d'une visite guidée du Centre Historique pour les groupes à l'année sur demande.
  • 16 Statue de Marc Seguin

    Statue initialement en bronze de l'illustre inventeur annonéen, inaugurée par Alexandre Millerand en 1923, Président de la République à cette époque.

    Détails

    Statue de Marc Seguin, inventeur de la chaudière tubulaire et des ponts suspendus à câbles. Ce personnage eut une bien longue vie pour l’époque (1786-1875 = 89 ans). Il se maria 2 fois et eut 19 enfants. La statue d’origine a été inaugurée en même temps que la place en 1923 par le Président de la République de l’époque, Alexandre Millerand. Elle était en bronze mais fut fondue pour faire des obus par les Allemands durant la seconde Guerre Mondiale. En 1947, l’artiste d’origine, Clémençin, en livre une seconde, en pierre cette fois.
    Place de la Liberté
    07100 Annonay
    En accès libre. Dans le cadre d'une visite guidée de la ville pour les groupes, compter 5€ par personne.
    Toute l'année, tous les jours.
    Pour les visites guidées, se renseigner auprès de l'office de tourisme.
  • 17 Statue des frères Montgolfier

    Statue des deux frères Etienne et Joseph de Montgolfier, qui réalisent en 1783 l'un des vieux rêves de l'Homme: s'élever et voler librement dans les airs grâce au 1er envol de la montgolfière.

    Détails

    Cette statue en bronze des frères Montgolfier d’Henri Cordier a été coulée pour le centième anniversaire de leur expérience à Annonay, en 1883. D’abord érigée place des Cordeliers (13 août), elle fut transférée en 1888, place de l’Hôtel de Ville. Elle montre Joseph, un genou à terre, gonflant un petit ballon de papier avec son frère Etienne.
    Place de la Libération
    07100 Annonay
    En accès libre. Dans le cadre d'une visite guidée de la ville pour les groupes à l'année sur demande, compter 5€ par personne.
    Toute l'année, tous les jours.
    Pour les visites guidées, se renseigner auprès de l'office de tourisme.
  • 18 Tannerie d'Annonay

    Annonay, ville du cuir depuis le 13ème siècle, maintient une tradition dans la fabrication des cuirs de veau, fournisseur historique de la marque Hermès.

    Détails

    C’est un des grands spécialistes français de cuirs de veau travaillé sur les meilleures provenances françaises. Les dernières technologies sont utilisées dans le respect de la fabrication d’un cuir traditionnel et de l’environnement. Le quartier de Cance, où se trouve les anciennes tanneries et le dernier site encore en activité, propriété d'Hermès, se visite avec l'Office de Tourisme Ardèche Grand Air dans le cadre de la journée découverte "Annonay, ville de cuir", ou lors de la visite guidée thématique "Cance industriel Autrefois"
    5, route de la Roche Péréandre
    07100 Annonay
    Tarifs non communiqués.
  • 19 Temple de l'Eglise Réformée de France

    Grâce à l'illustre Boissy d'Anglas, cette ancienne chapelle de l'hôpital Notre-Dame de l'Aumône, premier hôpital de la ville (1188), deviendra un lieu de culte officiel pour les protestants.

    Détails

    Ces bâtiments appartenaient au protestant Jean Etoile, qui en 1650 vend les lieux aux jésuites, venus défendre les doctrines catholiques. Ces derniers firent une porte de communication avec le bâtiment voisin qui était la Chapelle de l’Aumône, appartenant au premier hôpital de la ville. Cette chapelle fut massacrée pendant les Guerres de Religion et restaurée en 1655, affectée à la congrégation des Pénitents Blancs, des catholiques, et ce jusqu’à la Révolution.
    Rue Franki Kramer
    07100 Annonay
    Groupe adultes : 5 €.
    Le Temple de l'Eglise Réformée de France peut se visiter dans le cadre de la visite guidée sur la thématique du Protestantisme à Annonay, sur demande à l'année pour les groupes, se renseigner auprès de l'office de tourisme.

Situation